Benoît Carteron – ethnologie anthropologie – formation et recherche

 

 

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Pages :

Curriculum vitae : http://bcarteron.perso.sfr.fr/curriculum.htm

Prestations Culture et relations interculturelles : http://bcarteron.perso.sfr.fr/prestations.htm

Blog : http://bcarteron.wordpress.com

Liens :

Sociologie et anthropologie à l’IPSA-UCO : http://www.uco.fr/ipsa

Laboratoire Espace et Sociétés (ESO) – Angers UMR 6590 : http://eso.cnrs.fr/

Agora Formation : http://www.agoraformation.fr/

 

 

CARTERON Benoît, Identités culturelles et sentiment d’appartenance en Nouvelle-Calédonie. Sur le seuil de la maison commune, Paris, L’Harmattan, coll. Portes Océanes, 2008, 284 p., 25 euros.

 

Fractionnée en communautés bien distinctes que l’histoire a opposées, la Nouvelle-Calédonie demeure confrontée à l’incertitude d’une coexistence pacifique des groupes culturels. Croisant des points de vue qui s’expriment habituellement de manière séparée, l’enquête par entretiens, menée à Nouméa et dans le Grand Nouméa, renvoie une image de la manière dont les habitants défendent leurs appartenances culturelles, perçoivent celle des autres, expriment leurs convergences et divergences. L’ouvrage explore ainsi les effets de l’accord de Nouméa de 1998 dans les représentations du « vivre ensemble » : qu’en est-il aujourd’hui de cette « identité » et de cette « citoyenneté » néo-calédoniennes appelées à dépasser le clivage entre indépendance kanak et loyauté envers l’Etat français ?

 

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Sommaire

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- chez l’éditeur : Editions L’Harmattan, 5-7 rue de l’Ecole Polytechnique, 750005 Paris,  http://www.editions-harmattan.fr/index.asp

- à l’IPSA-UCO, 3 place André Leroy, BP 808 49008 Angers cedex 01 - tel (33) 2 41 81 66 00 – fax (33) 2 41 24 08 91 – mail : ipsa@uco.fr

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Sommaire

 

Introduction

Chapitre 1 Calédoniens d’origine européenne,  une identité incertaine

Désignations et frontières de la communauté

Calédoniens, Caldoches, Blancs, Européens… Comment se reconnaître ?

État des lieux de l’auto-désignation

Les aléas de l’appartenance culturelle

Le sentiment de ne pas constituer une culture originale

L’affirmation contrainte de l’identité caldoche

L’identification ambivalente à la France

A la recherche d’une légitimité : pôles structurants de l’identité calédonienne-européenne

La réhabilitation de l’origine bagnarde

Le lien à la terre

Le passé broussard et la cohabitation avec les Kanak

La reconnaissance du métissage

Chapitre 2 Vers la pleine reconnaissance kanak ?

Kanak plutôt que Mélanésiens

Les Noirs sauvages de Nouvelle-Calédonie

L’adoption majoritaire de la désignation Kanak

Océaniens par opposition aux Occidentaux et aux Calédoniens

L’affirmation culturelle kanak

L’identité affirmée en réaction à l’acculturation forcée et l’infériorisation

Un conflit de civilisations

La culture intériorisée et l’identité par paliers

Reconnaissance et assimilation

Une vision positive de soi devenue motrice pour les autres

La reconnaissance kanak est-elle acquise ?

La vision du passé colonial

Discriminations et disparités socio-économiques

Le refuge de la tribu et l’opposition de la Brousse à Nouméa

Les oppositions de territoires

Reconnaissance culturelle et gestion difficile du rapport aux autres

Des revendications traduites en combat politique

Chapitre 3 Idéaux et Pratiques de rapprochement

Les acculturations réciproques

L’acculturation kanak des Européens

Entre socialisation kanak et acculturation européenne

Les pratiques communes d’aujourd’hui

Les mélanges dans la vie privée

L’école et la jeunesse : entre espoirs et limites

Le travail : initiatives économiques et luttes sociales

Les loisirs et la culture : des perspectives consensuelles

Chapitre 4 Appartenir à un pays commun

Le sentiment d’appartenance au pays

Calédoniens en demeurant Kanak

Entre appartenance calédonienne et française

Les proximités dans le Pacifique

L’accord de Nouméa, entre espoirs et doutes

La question de l’indépendance en suspens

Une pédagogie nécessaire et l’introduction des débats

Symboles de l’appartenance commune

Quel nom pour le pays ?

Assumer une histoire plurielle

Le Mwâ Kââ, tentative d’un signe identitaire commun

Conclusion

Références bibliographiques

Annexes

1. Guide d’entretien

2. Liste des interlocuteurs

3. Accord sur la Nouvelle-Calédonie dit Accord de Nouméa – 5 mai 1998 – Préambule

4. Aperçu chronologique de la Nouvelle-Calédonie

 

 

 

CARTERON Benoît, Châtelains et paysans de Saint-Hilaire-de-Loulay. Transmission des terres et organisation sociale dans le Bocage vendéen (1840-1995), Maulévrier (Maine-et-Loire), Editions Hérault, 2003, 396 p. + 31p. d’illustr., 28 euros.

 

Castle owners and peasants of Saint-Hilaire. Transfer of land ownership and social organization in the Vendeen Bocage

 

Condensé d’une thèse d’anthropologie (http://b.carteron.perso.sfr.fr/these.htm) l’ouvrage aborde les relations entre la transmission des terres et l'organisation sociale de Saint-Hilaire-de-Loulay (http://www.sainthilairedeloulay.com/) depuis 150 ans. La « commune aux sept châteaux » présente l’originalité d’être longtemps restée sous la coupe de grands propriétaires fonciers. Malgré leur dépendance, fermiers et métayers ont incarné ici la grande famille communautaire et solidaire et la stabilité de lignées paysannes renouvelant au fil des générations leur fidélité ancestrale aux maîtres reconnus et acceptés. « L’équilibre dans l’instabilité » marquant leur ancienne condition se retrouve ainsi dans le dynamisme actuel de la région, avec ce souci persistant de dépasser les inégalités au profit de l’intérêt collectif et de l’affirmation de valeurs communes.

 

Description : KIF_0038

Coordonnées de l’éditeur

Présentation de l’ouvrage

Plan de l’ouvrage

Préface de Martine Segalen, Professeur d’Ethnologie à l’Université de Paris X – Nanterre

Mots clés

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Coordonnées de l’éditeur

 

Editions Hérault, Les Mélines, BP 14, 49360 Maulévrier, France, tel./fax : (33) 02 41 55 45 90

 

 

 

Présentation de l’ouvrage

 

Saint-Hilaire-de-Loulay, commune dynamique et industrialisée, est aussi surnommée « Saint-Hilaire les sept châteaux »,  territoire longtemps resté sous la coupe économique et culturelle de grands propriétaires terriens. Ici comme dans l’ensemble du Bocage vendéen, l’idéal d’indépendance que représentait la possession foncière a rencontré des réalités opposées : celle de l’emprise économique et sociale de la noblesse, celle de la place privilégiée des fermiers des grandes exploitations châtelaines et d’un mythe vendéen qui a fait de ces fermiers ou métayers une figure idéale du paysan : familles communautaires et solidaires, stabilité de lignées paysannes renouvelant au fil des générations leur fidélité ancestrale aux maîtres reconnus et acceptés.

 

Les modalités de transmission du patrimoine foncier dessinent un système complexe faisant coexister des exigences d’apparence contradictoires. Le Bocage, à travers une commune de ce type, n’associait pas toujours deux régimes fonciers opposés comme on l’a longtemps pensé (grands propriétaires et leurs fermiers/métayers d’un côté, petits paysans-propriétaires de l’autre), mais un seul régime aux éléments complémentaires et interdépendants.

 

La dévolution des biens constitue un point d’ancrage pour tenter de comprendre un problème plus vaste : la continuité des manières de vivre et de penser dans le Bocage vendéen en dépit des changements qui ont marqué la région depuis la seconde guerre mondiale. Dans une perspective anthropologique qui relie le présent au passé, il s’agit ainsi de contribuer à l’explication des paradoxes apparents comme ceux qui font cohabiter dynamisme économique et respect des hiérarchies anciennes ; autrement dit un syncrétisme original entre tradition et modernité que les Bocains revendiquent eux-mêmes.

 

Saint-Hilaire donne à voir le cas d’une commune où se conjuguent le « système de la paroisse » et celui « du château ». Les châtelains étendaient leur emprise à partir du domaine et de ses fermes à l’ensemble de la collectivité. Pour autant, leur ascendance ne s’exerçait pas uniquement comme une seule domination par la puissance ou des avantages accordés à leurs électeurs-clients : sur fonds de références politiques et religieuses partagées, emprunts et imitations réciproques ont constitué un univers culturel commun.

 

Après plus de 150 ans de contrôle de la municipalité par les châtelains, l’accès au pouvoir d’un fermier en 1971 a mis un terme à l’ancien ordre social à Saint-Hilaire. Depuis lors cependant, la dimension consensuelle de la vie politique a prolongé le souci d’une recherche d’équilibre permettant de dépasser les inégalités et les contradictions de classes. Les fermiers se sont situés symboliquement comme « héritiers du château » et « l’équilibre dans l’instabilité » marquant leur ancienne condition pourrait bien constituer un facteur initial de la cohésion sociale dans le Bocage.

 

 

Plan de l’ouvrage

 

I. LA COMMUNE AUX SEPT CHATEAUX

Les hameaux : métairies, borderies – Châteaux et domaines – L’évolution de la propriété foncière – La répartition des fermes et borderies – Saint-Hilaire-de-Loulay, un cas particulier dans le Bocage

 

II. STRUCTURE FONCIERE ET CONDITIONS PAYSANNES

La stratification sociale – Soumission et avantages des fermiers et métayers – L’indépendance relative des bordiers

 

III. LA TERRE ET L’ECONOMIE

1840-1890 : croissance démographique et expansion agricole – 1890-1950 : exode et transition – Depuis 1950 : le dynamisme agricole et industriel

 

IV. LA TRANSMISSION DES TERRES DANS LE BOCAGE, ENTRE EGALITE ET INEGALITE

Le Bocage : composantes d’un système égalitaire – Mariage et célibat dans les familles paysannes – La communauté de la ferme – Un système de complémentarité fermiers-bordiers

 

V. METAYERS ET FERMIERS, LA COMMUNAUTE POUR PERPETUER LA LIGNEE

Stabilité et instabilité dans les fermes – Sociétés agricoles et dévolution du patrimoine – Devenir des grandes fermes depuis 1950

 

VI. LA PROPRIETE PAYSANNE, HERITAGE EGALITAIRE ET DISPERSION DU PATRIMOINE

Partages, dispersions et recompositions d’exploitations – Des exploitations en vases communicants : le cas du Plessis Duranceau – De la ferme aux borderies : l’exemple de la Louisière

 

VII. L’ORGANISATION DU DOMAINE CHATELAIN

La transmission des biens fonciers – Le monde du château – Le domaine et la production économique

 

VIII. SYSTEME DU CHATEAU ET SYSTEME PAROISSIAL

Au sein de la paroisse : l’expression de la hiérarchie sociale – L’école de la cure et des châteaux – Fêtes et rituels – Codes de conduite

 

IX. EMPRISE ET DEPRISE POLITIQUE DES CHATELAINS

Unité civile et cohésion religieuse – Le conseil municipal du temps des maires-châtelains – Des nobles aux fermiers : le changement dans la continuité

 

 

Préface de Martine Segalen, Professeur d’Ethnologie à l’Université de Paris X – Nanterre

 

Il manquait au Centre-Ouest une étude qui traite en profondeur de la reproduction des sociétés paysannes. C'est chose faite avec le beau travail que nous offre Benoît Carteron. Depuis les années 1970, les études d'anthropologie historique se sont multipliées mettant en évidence la diversité française et européenne des systèmes de transmission des biens en milieu rural. On a découvert que le Code civil, tout en décrétant l'égalité des enfants face à l'héritage, avait accepté des accommodements qui rendaient possible la continuation d'un système qui remonte au XVIe siècle et qui privilégiait un seul héritier à chaque génération. C'est ce que l'on a appelé le "système à maison" -dit "oustal" "oustaou", "ostal". Il a été largement analysé dans de grandes monographies concernant le Béarn et le Pays Basque, le Languedoc ou les Alpes du Sud, devenues aujourd'hui des classiques. En ce qui concerne le Nord et l'Ouest de la France, des régions d'égalité, comme l'attestent déjà les coutumiers du Moyen Age, la connaissance était beaucoup plus éparse ; à part la Bretagne, objet de travaux assez nombreux, le Centre Ouest n'était qu'un grand vide que le travail de Benoît Carteron vient heureusement combler.

 

Certes la France de l'Ouest a été l'objet de travaux importants, voire aussi célèbres que le "tableau politique" d'André Siegfried, qui est bien plus que cela. Plus récemment, on a pu lire des études de géographie comme celle de Jean Renard ou d'anthropologie, comme celles de Jean-Clément Martin et Bernadette Bucher. L'ouvrage de Benoît Carteron apporte une nouvelle dimension à ces connaissances, en analysant, en ethno-historien, l'évolution d'un village à travers les rapports sociaux et les processus de reproduction depuis 1840.

 

A partir d'une commune emblématique du Bocage vendéen, St-Hilaire-de-Loulay, Benoît Carteron dresse un tableau qui explique la réussite de cette région de Vendée qui a pu assimiler les transformations économiques et sociales dans une grande continuité culturelle et sans graves soubresauts, ce qu'il attribue aux performances du "mythe vendéen".

 

St-Hilaire-de-Loulay comporte cependant ses singularités, notamment en raison du grand nombre de ses châteaux, dont Benoît Carteron décrit le "système" : le maintien d'une grande, voire très grande propriété terrienne a créé un paysage social divisé en métairies ou grandes fermes isolées  et des hameaux de petites exploitations en faire-valoir direct, les borderies. Les hiérarchies sociales sont marquées, l'encadrement religieux est très strict, les relations de domination perdurent jusqu'après la seconde guerre mondiale. L'emprise châtelaine nous est contée, le plus souvent du point de vue de ceux qui en dépendent, fermiers, domestiques du château. Benoît Carteron a su trouver le ton juste, distancié, qui rend compte de façon vivante de rapports emprunts de respect et de distance, mais aussi d'entr'aide. Une grande partie de l'ouvrage décrit le mode de reproduction de ces familles qui ne peuvent que se marier à l'extérieur  si elles veulent épouser leurs semblables. La longue présence de certaines dynasties de châtelains a marqué la mémoire collective du village, dans la mesure où le château, allié avec le prêtre organisait les fêtes et les rituels, sur un fond de paternalisme qui savait occulter la conscience de la domination pour la plupart. Pas pour tous cependant, et B. Carteron signale les francs-tireurs. Les châtelains se sont aussi transmis les mandats de maire de père en fils jusqu'en 1970, année qui consacre l'avènement d'une classe de fermiers modernes à la tête de la mairie, et depuis lors, aux côtés des représentants du secteur secondaire.

 

Les chapitres centraux de l'ouvrage étudient dans le détail le principe et la pratique de l'égalité vendéenne, à partir de monographies de métairies ou de borderies, dont les transmissions familiales et terriennes sont étudiées sur cinq ou six générations, rendant compte de la peine des familles pour assurer à chaque génération des moyens de vivre à tous leurs enfants, tout en tentant de ne pas démembrer les terres. A vrai dire, les fermiers n'ont pas à se poser la question puisque la terre ne leur appartient pas. Qui donc alors héritera d'un statut envié  de fermier et du bail ?

 

Benoît Carteron met en lumière un système relativement rare (que j'avais rencontré en travaillant dans le Léon, une région du Nord Finistère, elle aussi soumise à l'emprise de la grande propriété châtelaine), celui de la société notariée qui permet tout à la fois de conserver la main-d'œuvre familiale sur la ferme, de ne donner le bail qu'à un seul. Chez ces fermiers aisés, on pratiquait aussi fréquemment les mariages doubles. Cependant l'emprise sur les terres, comme dans le Léon, bloque la nuptialité, on observe un âge très tardif au mariage, un fort taux de célibataires et  de nombreuses vocations religieuses, qui pour être un honneur dans la  famille sont aussi un moyen d'établir tous les enfants, mais hors de la terre.

 

Du côté des bordiers, en revanche, c'est plutôt l'instabilité qui domine et les cas de stabilité rencontrés montrent plutôt comme en creux le sort de ceux qui doivent trouver une exploitation différente lorsque les enfants sont trop nombreux. Ils vendent de petites terres pour en racheter d'autres, celles-là mêmes qui seront remembrées dans les années 1950 alors que les fermes disposent déjà de terres groupées autour des bâtiments d'exploitation. Tous ces exemples s'appuient sur des graphiques généalogiques efficaces, résultat d'un patient travail d'enquête qui conduit du présent au passé dans les mémoires et les archives notariées.

 

S'intéressant ensuite à l'évolution économique du système agricole, Benoît Carteron souligne que la Vendée est le premier des départements pour les exploitations en GAEC (groupement agricole d'exploitation en commun), qui, dans une formule différente de la société notariée, prolonge l'indivision en matière de travail entre parents et enfants. Même s'il s'agit d'un outil du capitalisme agricole, on comprend le succès de cette formule neuve dans les années 1970, qui se greffe sur un terreau qui fonctionne sur la coopération. Depuis la seconde après-guerre, l'emprise châtelaine sur les terres a nettement diminué, les exploitants agricoles se sont tournés vers la production laitière qui bénéficie de la politique agricole de la communauté européenne ; de plus, les nombreux ateliers artisanaux des borderies les plus pauvres au XIXe siècle se sont mués en petites entreprises prospères et le tissu industriel est très vivant à St-Hilaire.

 

La modernité de la commune s'est faite aux dépens du "système du château" qui s'est effondré de lui-même. Cependant les nouveaux descendants considèrent que ces vieilles bâtisses sont plus une charge financière qu'une source de prestige. Ils tentent d'en reconvertir l'activité, par exemple vers une économie viticole de qualité. Mais dans l'ensemble, la population de St-Hilaire-de-Loulay s'est réapproprié, à travers eux, un passé qui a été souvent douloureux pour plus d'un. Nous voici à l'ère de la "patrimonialisation" et les châteaux apparaissent comme une spécificité de la commune qu'il convient de conserver et de mettre en valeur. Est-ce un héritage ou une revanche ? Le lecteur jugera sur pièces, selon ses convictions. Mais la démonstration est bien administrée : le système du bocage est souple et permet toutes les adaptations : c'est le miracle vendéen, fondé sur un pacte social qui permet aux ouvriers de participer d'un mode de vie rural. Malgré les clivages, la cohésion sociale résiste, grâce à un mythe que les châteaux peuvent aujourd'hui incarner à leur manière.

 

De cet ouvrage, on pourra faire plusieurs lectures : les apprentis ethnologues pourront s'inspirer d'une méthode rigoureuse faite de distance et de proximité qui allie aux entretiens la critique des sources documentaires et archivistiques. Les amoureux de la région y trouveront une mine d'observations ethnographiques et d'analyses socio-historiques qui leur permettront littéralement de lire l'histoire de leur paysage et de leur environnement quotidien. Les plus jeunes forgeront dans ce récit le socle de leur identité inscrite dans une histoire emblématique de la région.

 

 

Mots clés

 

anthropologie - ethnologie - rural - transmission des biens - fermage - métayage - noblesse - domaines châtelains – religion - politique - dépendance paysanne - communauté familiale – bocage – Vendée - XIXe / XXe siècles

 

 

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